Définition de saṃsāra | Babel Free
/\sam.sa.ʁa\/Définitions
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Variante orthographique de samsara. rare
- Cycle des réincarnations conditionné par le karma.
- Monde illusoire caractérisé par l’attachement et la dépendance, par opposition au nirvana.
Équivalents
English
samsara
Exemples
“En tant que réservoir d'un nombre infini d’êtres animés illusionnés, le saṃsāra n’a donc ni commencement ni fin. Mais en tant que condition d’existence individuelle, il s’achève définitivement lors de la cessation des passions et de leurs causes dans le continuum mental. C’est alors l’atteinte de la délivrance appelée nirvāṇa.”
“Le mot nirvāṇa désigne la cessation de la transmigration ou succession indéfinie des existences que les Indiens appellent saṃsāra”
“Il n’y a pas la moindre distinction entre nirvāṇa et saṃsāra. Il n’y a pas la moindre distinction entre saṃsāra et nirvāṇa.”
“Bouddha a enseigné que tous les êtres vivants font l’expérience, sans liberté ni choix, vie après vie, du cycle récurrent de la naissance, du vieillissement, de la maladie et de la mort. Ce cycle est connu sous le nom de « samsara ». L’objectif fondamental de tous les enseignements de Bouddha est de montrer comment atteindre la libération du samsara, en surmontant l’attachement, et d’aider les autres à atteindre cette même libération. Une politique habile peut apporter des avantages temporaires, mais l’objectif principal de la politique est de trouver le bonheur à l’intérieur du samsara, en essayant de changer les conditions extérieures.”
“En méditant sur ces objets, nous identifions correctement le samsara et la libération, devenons déterminés à renoncer au samsara et à atteindre la libération, devenons convaincus que nous en sommes capables, et développons une grande conviction en la voie qui mène à la libération. Lorsque nous méditons sur la première noble vérité, les vraies souffrances, nous méditons sur les défauts du samsara.”
“Le samsara est le cercle vicieux de l’existence confuse, le monde de lutte et de souffrance qui se fonde sur l’attachement à l’ego, les émotions conflictuelles et les schémas habituels. Sa cause racine est l’ignorance de notre vraie nature, qui est ouverture et transcende la dualité du soi et de l’autre. Le samsara est opposé au nirvana, état d’éveil caractérisé par la cessation de l’ignorance et de la souffrance de l’existence conditionnée.”
“Ce monde des désirs égocentriques, le bouddhisme le nomme samsara. C’est le monde des apparences véhiculant l’illusion de la plénitude. Il y a en lui un attachement à des facteurs extérieurs à nous-mêmes, créant la dépendance.”
“Cet enchevêtrement de sens et d’illusions que je nomme « labyrinthe », l’Inde, depuis toujours, lui donne le nom de « samsâra », qui est le labyrinthe des renaissances. Nul paradis, ici, nulle eschatologie. On ne renaît que pour souffrir, et mourir à nouveau.”
“Ainsi, pour les courants du Grand Véhicule, puisque tout est vacuité, il n’existe pas de différence fondamentale entre le samsâra et le nirvâna. Le nirvâna est, en effet, le samsâra évacué ; et le samsâra, le nirvâna occulté par le voile des apparences.”
“La souffrance du samsâra conclut les quatre pensées. Nous avons d’abord reconnu la préciosité de la vie humaine. Nous nous sommes ensuite concentrés sur ce qui l’intensifie le plus : l’impermanence.”
“La traversée de ce bardo conduit au dharma, à la vérité, mais elle est encore reçue en termes de samsâra, (l’existence phénoménale).”
“C’est aussi le début de la voie bouddhique menant hors du cycle d’un devenir incessant, de naissance en renaissance, ou samsâra.”
“Sur les terres de l’actuel Bihar, dans les régions de Patna et de Gaya, le Magadha des VIe-Ve siècles avant l’ère courante est partie prenante dans cette effervescence intellectuelle autour d’une question fondamentale – quelle est la cause enchaînant les êtres vivants au samsâra ? – alors que le système des castes est désormais bien établi et que d’aucuns commencent à le contester.”
“Le fonds commun, c’est l’évidence de la continuité indéracinable de la vie, assurée par le samsâra, la roue sans fin des renaissances et l’inépuisable sédimentation du bien et du mal sous forme du karman, qui commande la nature et la qualité des renouveaux.”
“D’un côté, le cercle peut symboliser le caractère insatisfaisant de la vie, l’éternel retour des mêmes situations lorsqu’on se soumet au lien de la nature : dans l’hindouisme, le samsâra, le courant des formes conditionnées, de la génération et de la destruction incessantes, a été parfois présenté comme un cercle.”
“Celui qui reste dans la roue du devenir, le saṃsâra, est impliqué et emporté dans les phénomènes. Seul celui qui, selon les conseils du Sûtra du diamant, ne fixe son esprit nulle part, est à même de laisser œuvrer la sapience, cette sagesse illuminatrice qui permet de voir la nature réelle des choses.”
“C’est cette chaîne sans fin de causes et d’effets qui porte le nom de « Samsarâ » : « la Roue de la naissance et de la mort ».”
“Pour échapper au samsarâ, le cycle infernal de la réincarnation, il fallait vivre en se consacrant à l’étude et mourir en état de grâce. C’est ce que permettait la pratique du yoga.”
“Il était suffisamment conscient du caractère insolite de ce genre de mémoires puisqu’il fait précéder ses narrations de cet avertissement préliminaire : « Comme si les illusions du samsarâ n’étaient pas suffisantes Mon esprit borné est en outre attiré par les visions les plus illusoires. […]. »”
“La doctrine communément admise de la transmigration (samsarâ) explique par les traces qu’ont laissées les actes passés (karman) dans l’individualité psychique la nécessité pour cette individualité de transmigrer après la mort, d’un corps dans un autre corps, où elle actualise les tendances accumulées dans les vies précédentes.”
“Comment situez-vous cette affirmation par rapport au concept de la réincarnation et du samsarâ ?”
Niveau CECR
B1
Intermédiaire
Ce mot fait partie du vocabulaire CECR B1 — niveau intermédiaire.
Ce mot fait partie du vocabulaire CECR B1 — niveau intermédiaire.